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Dépression post-partum et allaitement

Dépression post-partum

Dépression post-partum et allaitement : 75.000 femmes concernées chaque année

 

La dépression post-partum est un syndrome dépressif pouvant survenir dans les 1 à 2 mois après l’accouchement. 75 000 femmes sont concernées par la dépression post-partum chaque année. En parler est une nécessité, car il est important de libérer la parole autour de ce sujet encore tabou. En effet, par peur du jugement, les mères qui vivent cette dépression ont honte et se murent souvent dans le silence. Hors, il n’y a aucune honte ni culpabilité à avoir.

Plus sévère que le baby blues, cette dépression post-natale peut aussi être aggravée quand les mères rencontrent des difficultés à allaiter. Et pour celles qui allaitent, l’allaitement permettrait d’apaiser l’anxiété et aiderait à diminuer les symptômes de la dépression. Sentiment de découragement, anxiété, pleurs constants, perte de confiance en soi et culpabilité sont les symptômes courants de la dépression post-partum

Alors comment diagnostiquer ce syndrome dépressif après l’accouchement ? Pourquoi touche-t-il autant de femmes ? Quelles sont les raisons de la dépression post-natale ? Comment aider les femmes qui en souffrent ?

Dépression post-partum définition

La dépression post-partum survient chez certaines mamans après la naissance du bébé.
Elle est caractérisée par des symptômes névrotiques comme l’anxiété, l’irritabilité, la culpabilité, des plaintes concernant le bébé ou encore des phobies. La perte de confiance en soi et les difficultés affectives vis-à-vis du bébé sont aussi des symptômes de la dépression post-natale. Causant une grande détresse chez les mères, la dépression post-partum nécessite une prise en charge psychologique.

Comment diagnostiquer la dépression post-partum ? 

Diagnostiquer la dépression post-partum n’est pas si simple. Cependant, quelques signes doivent alerter le corps médical ou l’entourage. Les mamans souffrant de dépression post-partum peuvent par exemple émettre des plaintes concernant leur enfant (avec un sentiment de souffrance ou un sentiment d’irritabilité). Les raisons de ces plaintes peuvent être multiples.

  • Un bébé qui dort mal
  • Qui a des difficultés alimentaires
  • Des régurgitations, vomissements, pertes de poids
  • Des problèmes dermatologiques ou autres problèmes de santé
  • Un bébé qu’il faut souvent emmener consulter en pédiatrie

Autre signe caractéristique de la dépression post-natale, une maman qui montre des difficultés affectives envers son enfant. Ensuite, il y a des symptômes comme la culpabilité, la honte, la fatigue, l’angoisse.

Pourquoi autant de femmes sont concernées par la dépression post-partum ? 

Dans notre société, il y a une image idéalisée de la mère avec son bébé. La naissance d’un enfant, évoque dans bien des esprits le bonheur ultime que rien ne peut venir altérer. Bien entendu, il est vrai que la venue d’un enfant est quelque chose de magnifique. Pour autant, devenir mère ou devenir parents n’est pas toujours aussi facile. L’image projetée par la société de la femme parfaite après avoir donné naissance à son bébé, est bien souvent éloignée de la réalité quotidienne. 

Devant cette incapacité à correspondre à l’image projetée par la société, certaines femmes peuvent se sentir découragées, pas à la hauteur et déprimées. Pour la plupart des mamans qui vivent cette dépression, l’épisode dépressif sera passager (en général quelques jours). Mais pour d’autres, la dépression va s’aggraver ou apparaître tardivement (entre 3 et 6 mois). Dès lors que les symptômes dépressifs ne passent pas, il faut consulter et trouver du soutien.

Variations hormonales après l’accouchement et dépression post-partum : quels effets ?

Après l’accouchement, le taux de progestérone qui a un effet apaisant sur l’organisme, chute drastiquement. Les taux d’oestradiol et de cortisol baissent également, alors le taux de prolactine augmente. Ces variations hormonales peuvent en effet participer à la survenue de troubles de l’humeur tels que l’irritabilité ou la tristesse. Mais la dépression post-natale ne survient pas simplement à cause de changements hormonaux. Le plus souvent, il y a des raisons d’ordre sociale et des causes psychologiques.

Les causes possibles de la dépression post-partum 

  • La fatigue et le manque de sommeil sont le lot quotidien de tous les parents. Si le bébé ne fait pas ses nuits comme la maman l’aurait souhaité, alors un sentiment d’échec peut apparaître. Lorsque cette situation se produit, il n’est pas rare que la mère se sente impuissante et déprimée
  • Une grossesse difficile ou un accouchement difficile peuvent également être des causes possibles de la dépression post-partum.
  • Les modifica­tions du corps liées à la grossesse si elles sont mal vécues, peuvent parfaitement être à l’origine d’une dépression post-natale. Il est alors nécessaire d’apprendre à accepter ce corps un peu différent.
  • La dépression après l’accouchement peut également être liée à des caractéristiques physiques ou psychologiques de l’enfant. Par exemple, le fait qu’un enfant naisse prématuré, malade ou avec une malformation, augmente les risques de dépression post-natale
  • Le manque de soutien est un autre facteur important dans le risque de dépres­sion après un accouchement

Comment aider les femmes touchées par la dépression post-partum ?

L’entourage ou le conjoint peuvent être attentif à l’état psychologique et physique de la maman après l’accouchement. Si la mère a un discours répétitif à propos de son état d’épuisement, de ses angoisses, ou si elle dit à plusieurs reprises qu’elle n’arrive pas à comprendre son bébé, alors cela doit alerter les proches. Pour aider une femme qui montre des signes de dépression post-partum, il est primordial de ne pas être dans le jugement. Ensuite, les bonnes attitudes à avoir avec elle sont assez simples.

  • Faire preuve d’écoute et de gentillesse 
  • Etre dans la compréhension et l’empathie
  • L’aider à porter un autre regard sur la situation
  • L’encourager à prendre soin d’elle, à prendre du temps pour elle
  • Apporter plus de soutien moral et concret dans le quotidien
  • S’enquérir de son moral pour la faire parler et suivre l’évolution
  • La valoriser en tant que femme et en tant que mère
  • Lui conseiller de chercher de l’aide auprès d’un psychologue ou d’un thérapeute

Dépression post-partum et allaitement

Les femmes souffrant de dépression post-partum peuvent être encouragées à continuer l’allaitement et soutenues dans cette démarche. L’allaitement, lorsqu’il se passe bien, peut accroître le sentiment de sécurité et de détente. Mais si la mère décide d’arrêter d’allaiter son bébé, il faut également la soutenir dans son choix et ne pas émettre de jugement blessant ou dévalorisant. 

 

Réseau de Santé Périnatal Parisien

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